Histoires Des Invités

 

Les Voies De La Déesse

Par Thémis

 

Cette histoire prend place dans un monde médiéval imaginaire. Le Culte de la Déesse est en train de s'y répandre, par les armes ou la séduction. Cette religion prône la suprématie féminine absolue et rabaisse les hommes au rang d'esclave ou de serviteur. Nous suivrons le parcours dans la soumission d'un général vaincu, obligé, pour sauver son peuple et sa femme, à se soumettre à la volonté des Prêtresses de la Déesse.

 

Les Voies de la Déesse

Le voyage I


Le voyage jusqu'à Estant fut pénible. A la fin de la 'négociation', deux Amazones m'avaient saisi par les épaules et menotté les mains derrière le dos. Le soir tombait lentement sur le champ de bataille. Elles me tirèrent hors de la tente sans ménagement. Mon pagne était resté sur le sol et je dû traverser une partie du campement le sexe à l'air, encore légèrement en érection. Un peu partout des Amazones se reposaient ou fêtaient la victoire. Un murmure accompagnait mon déplacement. Certaines Amazones rirent ou trinquèrent en me voyant passer. D'autres me crachèrent dessus. Ma capture était un symbole de leur victoire.
Les mâles ennemis eux, effectuaient diverses tâches, souvent fatigantes. Ils avaient le regard vide et obéissaient aux ordres féminins sans broncher. La rumeur voulait qu'ils soient drogués. Cela expliquait leur fanatisme sur le champ de bataille et leur soumission aux sorcières. Je me demandai si j'allais devenir comme eux. L'Amazone qui avait ma charge – j'appris durant le voyage qu'elle répondait au nom de Flora – m'ordonna de m'assoir dans un coin. Elle prit quelques ustensiles dans un coffre et m'entrava complètement. Je me laissai faire, j'étais abattu. Elle me plaça une sangle autour de la tête et logea une boule métallique dans ma bouche. Je pouvais respirer mais plus prononcer un mot. Mes mains étaient déjà menottées. Elle installa une barre métallique attachée à chacune de mes chevilles et une autre au niveau des genoux. Je ne pouvais ainsi plus fermer les jambes et quasi pas me déplacer. Vu que j'étais assis, mon sexe se retrouvait bien en évidence. Enfin, Flora attacha les menottes de mes mains à un anneau logé dans le sol. J'étais à sa merci. Elle approcha son visage du mien. Elle était belle et avait l'air sûre d'elle.

Je crois que la Chancelière t'aime bien. Ça se voit. Elle sait que tu vas résister et aura d'autant plus de plaisir à te soumettre.

Elle se mit à me malaxer les testicules du bout des doigts. En d'autres circonstances, se faire toucher par cette jolie rousse aurait été agréable. Ici, c'était une humiliation de plus. Mais alors qu'elle parlait, je me remis à bander. Faiblement au début, puis de plus en plus fort.

Je suis chargée de t'escorter jusqu'au Temple, c'est à une semaine d'ici. Ne fais pas le difficile et tout se passera bien. Si tu te comportes bien, je serai peut-être récompensée. J'espère un jour pouvoir devenir Prêtresse et éduquer mon propre esclave éveillé.

Esclave. Le mot était lâché, c'était désormais ma classe sociale, moi qui avait dirigé des milliers d'hommes et qui avaient su commander et être écouté. J'étais maintenant un objet aux mains de ces femmes perverses. Alors que mon excitation montait sous les attouchements de la belle rousse, je pensai à Solena. La reverrai-je un jour? J'étais triste.

Il ne sert à rien de résister. La Déesse finira par asservir tous les mâles qui refusent ses enseignements. Tu finiras par t'habituer à l'humiliation – elle se mit à me branler du bout des doigts – Tu as un beau sexe. Bien proportionné. Avec beaucoup trop de poils – elle rit – mais de belle forme.

J'étais bêtement flatté, et alors que ses caresses s'accéléraient, je sentis la jouissance monter. Elle s'arrêta cependant avant que je n'éjacule à nouveau. J'étais soulagé et déçu à la fois. Avant de se retirer, elle me donna une petite claque sur la joue, plus humiliante que douloureuse, puis sortit de la tente me laissant avec une solide érection. Je ne dormis pas beaucoup cette nuit-là.

Des mouvements dans la tente me réveillèrent tôt le lendemain. Je mis un instant à me rappeler des événements qui m'avaient conduits ici, dans cette position ridicule. J'avais froid. Flora était en conversation avec deux Amazones. Je fis semblant d'être toujours endormi et appris que nous allions embarquer durant l'après-midi sur un bateau remontant le fleuve Suk pour rejoindre l'Estant. Nous n'arriverions à la capitale des Sorcières-Prêtresses que six jours plus tard. Les trois femmes finirent par parler de moi. Je retins ma respiration en espérant qu'elle ne s'approche pas.

C'est vrai qu'il est pas mal, affirma l'une d'elle.
Oui mais pas touche, la Chancelière Sofia a été extrêmement claire à ce sujet, rétorqua Flora. Elle veut l'éduquer personnellement.
Dommage. On peut quand même s'amuser un peu, non?

Je sentis un léger coup de pied sur le visage. Il n'était pas destiné à me faire mal, mais à me réveiller.

Debout soumis. Les esclaves ne sont pas censés dormir plus longtemps que leurs Maîtresses.

Ne pouvant plus nier être endormi, j'ouvris les yeux. Flora me saisit par les épaules et me mis sur les genoux. Instinctivement, je voulus refermer les cuisses, mais les barres métalliques m'en empêchaient. J'étais nu et impuissant et ne pouvais parler puisque j'avais toujours cette boule métallique en bouche.

Regardez-moi ça si c'est pas mignon, rigola Flora.

Elle regardait mon sexe pendant, mi-mou. J'avais mon érection matinale, comme quasi chaque jour. Comprenant ma gênes, les trois femmes éclatèrent de rire. Je sentais mes joues rougir.

Il faisait plus le fier hier sur son cheval, notre petit général, constata l'une des deux Amazones.
Il est maintenant à la place qui lui revient. Louée soit la Déesse, ajouta la deuxième.
Mais la Déesse aime les beaux sexes dressés en son honneur, ajouta Flora, s'adressant tant à moi qu'à ses deux comparses.

Comme la veille, elle saisit mes bourses et me massa le sexe. Je ne mis que quelques secondes à avoir une belle érection. Flora cessa de me caresser aussitôt et les trois Amazones contemplèrent mon intimité.

Joli!
Et tu vas devoir passer une semaine avec ça sans t'en servir?
J'adorerais pouvoir. Mais c'est un esclave éveillé. Il n'est absolument pas prêt et ne recevra aucune drogue. Donc pas touche. De toute façon, nous avons des centaines d'autres esclaves à disposition pour nous amuser.

Comprenant que je coucherais sans doute pas avec la jolie Flora, je me surpris à être déçu. Mais la sensation d'humiliation reprit rapidement le dessus lorsqu'une des deux femmes me pinça fort un téton. Je gémis. Elle recommença au niveau des bourses puis revint au téton. C'était très désagréable.

Il a l'air douillet.
Oui, Dame Sofia va adorer cela.

Suite à ce commentaire, je me forçai à ne plus réagir. L'Amazone insista un peu mais n'obtint plus le moindre gémissements. Elle finit par se lasser.

Douillet mais fier.
Pas pour longtemps.

Les trois femmes finirent par me laisser dans mon coin. J'y restai plusieurs heures. Je commençais à avoir très faim, je n'avais plus mangé depuis la veille. Enfin, dans le courant de l'après-midi, Flora et trois nouvelles Amazones que je n'avais pas encore vu revinrent vers moi. Flora semblait être leur chef. Elles me soulevèrent, me bandèrent les yeux et me portèrent jusqu'à un chariot. Je fus emmené jusqu'au fleuve. Ce n'est qu'une fois à l'intérieur, dans une cabine qu'on me débanda les yeux. Mes mains, et mes jambes étaient toujours entravées. Je portais également toujours le bâillon. La cabine, que je n'allais pas quitter du voyage n'était pas très grande. Il y avait cependant un grand lit qui semblait assez confortable. Et un endroit pour faire sa toilette. Mais je compris vite que tout cela ne m'était pas destiné en voyant une cage dans un coin, avec un peu de paille sur le sol. On m'y poussa et on la referma derrière moi. Je restai seul pendant une dizaine de minutes. J'avais faim, soif et devait uriner. Flora finit par entrer dans la cabine et je me mis à pousser des grognements pour attirer son attention. Elle s'approcha de la cage.

Qu'est-ce que tu veux petit soumis?

Je ne pouvais pas répondre. Elle sourit.

J'ai ordre de ne pas commencer ton éducation et de ne t'humilier que raisonnablement avant ton arrivée au Temple. Mais je peux quand même te préciser quelques règles auxquelles tu vas devoir t'habituer. En tant que mâle, tu ne peux parler que si une femme t'adresse la parole. S'il y a quelque chose que tu estimes vraiment important à signaler, il y a des manières bien précises de le demander. Tu apprendras lesquelles une fois au Temple. Il va de soi que dans tous les cas, si ta Maîtresse juge que ta demande n'est pas justifiée, tu seras sévèrement puni. Elle pointa du doigt un fouet accroché au mur. Compris?

Je hochais la tête. Ces stupides règles m'énervaient. Il fallait que je trouve un moyen de me rebeller.

J'aime les belles érections. Si tu veux parler, approche ton sexe des barreaux, sourit Flora.

C'était différent des deux premières fois où Flora m'avait caressé de force. Je devais ici lui offrir mon intimité de plein gré. La démarche, une fois de plus était humiliante. Mais en même temps, j'étais excité à l'idée de me faire toucher de nouveau par la belle Amazone. Je m'exécutai donc et dans une position ridicule – j'approchai ma bite des barreaux. Flora constata que mon érection commençait déjà. Elle approcha sa main. Je retins mon souffle. Au dernier moment, elle s'arrêta sans me toucher. Je tentais d'approcher encore plus mon sexe. J'avais envie de jouir. Elle approcha à nouveau se main faisant mine de me toucher mais s'arrêta à nouveau en m'effleurant à peine. Je bandais maintenant très fort.

Et bien je vois que tu n'as pas besoin de moi. Je t'excite à ce point?

Voyant le tour qu'elle venait de me jouer, je compris que j'avais perdu une manche. Elle savait maintenant que j'étais prêt à la laisser me toucher et qu'elle m'attirait. Je me maudis de ma stupidité, mais il était trop tard.

Bien, je vais te retirer ton bâillon Promets-moi simplement deux choses: de un, ne te mets pas à crier ou à dire des bizarreries. Ta demande et uniquement ta demande. Ensuite, promets moi de me laisser te remettre le bâillon sans faire le difficile. OK?

Je hochais la tête et approchai la tête des barreaux. Flora y passa les mains et détacha la sangle qui passait derrière ma tête et maintenait la boule métallique en place.

Je t'écoute.
Serait-il possible d'avoir quelque chose à manger et à boire? Je n'ai rien pris depuis hier. Je dois également aller à la toilette.
Tu n'as rien oublié?
Heu...
Quand tu t'adresses à une femme, tu dois lui rappeler ton obéissance. Mentionne le mot 'Maîtresse' suivi du nom de celle à qui tu oses t'adresser. Si la femme à qui tu parles n'est pas membre du culte, c'est Madame ou Mademoiselle. Il n'y a pas d'exception. Vu que Dame Sofia t'a déjà prévenu, cela te fera trois coups de martinet.
Mais je ne savais pas...
Tu n'avais qu'à écouter. Tu as de la chance, le martinet attendra notre arrivée à Estant. Excuse-toi et répète ta demande ou c'est cinq coups en plus.

J'étais surpris pas le ton agressif qu'elle venait de prendre. Jusque là, elle m'avait surtout eu l'air moqueuse voir attendrie par moment.

Pardonnez-moi... Maîtresse Flora. Pourrais-je aller à la toilette et avoir quelque chose à manger et à boire?
C'est mieux. Tu aurais cependant dû attendre que j'y pense. Dans sa grande générosité, la Déesse a décidé de te prendre en charge. Nous ne voulons pas que tu meures de faim ou de soif.
Merci. Merci Maîtresse Flora.

Je n'aimais pas l'appeler Maîtresse. Mais si je ne faisais pas ce qu'elle demandait, j'allais finir par me pisser dessus.

En d'autres circonstances, tu aurais pu faire tes besoins dans la paille. Mais vu que nous partageons la même cabine pendant plusieurs jours, on va éviter les mauvaises odeurs. Tu dois juste uriner? Ou plus?
Juste uriner.
Trois coups de martinet en plus.
Juste uriner, Maîtresse Flora.
A ce rythme-là, tu vas déguster à notre arrivée.

Elle souriait à nouveau. Elle repartir dans la cabine, ouvrit un coffre et en sorti une petite bassine métallique. Elle revint vers la cage et posa la bassine devant moi. Elle tendit la main et prit mon sexe. Vu que je bandais toujours elle l'abaissa avec force pour que je vise la bassine. Je soulevai les fesses pour pouvoir viser vers le bas. Je me soulageai. Je me sentais ridicule.

Et bien ça pressait. Qu'est-ce qu'on dit?
Merci Maîtresse Flore, m'entendis-je répondre bêtement.

Elle reprit la bassine et vida mon urine dans un pot de chambre dans la salle de toilettes. Elle prit alors un récipient et remplit mon urinoir d'eau et revint vers la cage. Je réalisai qu'elle comptait me faire boire dans la bassine où je venais de pisser.

Je ne peux pas boire dans ce récipient.
Tu fais le difficile?
En tant que général prisonnier de guerre, j'ai droit à un meilleur traitement.
Tu n'as aucun droit, stupide mâle, tu ne l'as pas encore compris? Elle fulminait.
Il est hors de question que je boive dans ce récipient.
Très bien.

Elle me jeta l'eau au visage. Puisque tu n'as pas soif, tu n'as pas faim non plus. Je vais te remettre ton bâillon. Tu es un ingrat. Je rajoute dix coups de martinet pour refus d'obéissance et neuf autres pour avoir prononcé trois phrases sans m'appeler comme il se doit. Un mot de plus ou la moindre résistance pour le bâillon et c'est vingt en plus. Jugeant que j'avais assez résisté, je me laissai faire. Flora quitta sa cabine et n'y revint que tard dans la nuit. Elle ne s'occupa plus de moi ce jour-là. J'étais fier d'avoir résisté même si je craignais l'arrivée à Estant et la punition qui allait suivre.


Les Voies De La Déesse (suite)

 

ŠLE CERCLE BDSM 2009