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Le coup de téléphone
m'a convoqué dans un viel entrepôt désafecté du
port de Montréal. Le bâtiment est dans un état très
lamentable. Une partie du toit est même éffondré.
J'entre dans le bâtiment
désaffecté et me dirige, selon les instructions que j'ai reçus,
vers la partie encore intacte du toit. Beaucoup de débris et de piles
de bois. Toujours selon les instructions, je me cache derrière une
des piles de bois, ou je m'installe le plus confortablement possible.
Environ quinze minutes plus tard,
je vois arriver Monsieur "M" accompagné de Madame "F" et de deux gardes
du corps. Je les regarde se diriger vers une autre pile de bois, tout près
de celle que je suis cacher. Par mesure de sécurité, je me dévoile
à un des gardes du corps, qui me fait un signe pour me démontrer
qu'il m'a aperçu. Maintenant rassurer sur ma propre sécurité,
je m'installe pour l'attente.
J'ai pas très longtemps
à attendre. Tout à coup, j'entends un vrombissement. Je regarde
et je vois plusieurs lumières en même temps que le son devient
infernal. Ce sont des motards sur leurs grosses motos qui entrent en fracas
dans l'entrepôt et s'arrêtent au milieu de l'entrepôt. Ils
sont une demi-douzaine. Sur le dos de leurs blousons, je reconnais le sigle
d'un des groupes de motards criminalisés qui hantent Montréal.
Ce ne sont pas des enfants de coeur.
Ils s'arrêtent et stationnent
leurs motos en rond, éclairant le milieu de l'entrepôt. Ils descendent
tous de leurs montures et commencent à se lancer des blagues discutables.
Certains sortent un flacon et commencent à boire. Ils attendent quelque
chose ou quelqu'un.
Après quelques minutes,
un autre vrombissement. J'aperçois le phare d'une autre moto. Quand
la moto entre et se stationne un peu à l'écart, j'y aperçois
deux silhouettes. La deuxième silhouette selon toute vraisemblance
semble être une jeune femme en jupe courte. Les deux passagers descendent
de la monture, enlevant leurs casques. Quand ils s'approchent du cercle de
lumière vers les motards, je peux apercevoir les visages des deux motocyclistes.
Je reconnais par ses cheveux blonds, un des joueurs qui sont à la solde
de mes employeurs. C'est un jeune dominant. Il s'avance vers le groupe de
motard, échange quelques mots que je ne peux entendre et se retourne
vers sa moto, ou il s'assoie sans bouger. La femme, elle, à ce moment,
avance vers le milieu du groupe.
Je reconnais aussi une des joueuses
engagées par mes employeurs. Elle a une jupe en coton très courte
et très moulant de couleur foncée. Elle porte un manteau de
cuir, qu'elle enlève et lance à son compagnon assis sur la moto.
Elle porte une blouse diaphane blanche avec un soutien-gorge noir que l'on
voit à travers de sa blouse. Au pied, elle porte des bottes de moto
qui montent au genou.
Elle s'avance vers les motards,
qui ont arrêté de ricaner. L'atmosphère est très
tendue. Elle échange quelques mots avec ce qui semble être le
chef du groupe, des paroles que je ne peux entendre. Le chef du groupe répond
par le négatif, ce qui déclenche une réaction de la femme.
Elle regard le chef et sans avertissement, lui crache dans la figure.
La réaction ne se fait
pas attendre.
La gifle du revers de la main
du chef du groupe projette la femme par terre. Deux des motards, sur un signe
de leur chef, s'avance en ricanant vers la femme étendue par terre
et la retournant sur son dos, l'immobilise, un lui tenant les jambes et l'autre
les mains. Je me tourne vers mes employeurs, prêt à bondir pour
aider la femme, mais, à ma stupéfaction, mes employeurs ne bronchent
pas. Pire, un des gardes du corps me fait signe de na pas intervenir. Je me
retourne vers le compagnon de la femme, mais celui-ci est toujours assis sur
sa moto, l'air ennuyé....
Surpris, je reste sans bouger
et continue à observer la scène.
Le chef du groupe entre temps,
s'est avancé vers la femme retenue par les motards. Je n'entends pas
ce qu'il lui dit, mais, je comprends ses intentions quand d'un geste brusque,
il déchire la blouse, révélant le soutien-gorge noir.
Ensuite, sortant un couteau à cran d'arrêt, qu'il ouvre, il glisse
le couteau entre les seins de la femme, sous le soutien-gorge et d'un geste
sec, il coupe la lanière du soutien-gorge, révélant les
seins splendides de la femme. La jupe ne donne pas grand problème au
couteau du chef des motards.
Pendant ce temps, les autres motards
de la troupe ce sont approché de la femme retenue par les deux autre.
Le chef, après quelques blagues qui font rirent les autres motards,
défait ses pantalons et se couchant sur la femme, commence à
la violer. Malgré les gémissements et les pleurs de la femme,
le chef du groupe prend tout son temps et son plaisir. Quand il a fini, sans
un mot, il se relève et va s'asseoir sur sa moto. Le reste du groupe,
n'attendant que ce moment, se jettent sur la femme. Pendant que à tour
de rôle, ils violent la femme, les autres profitent de ses seins, ses
fesses et sa bouche. Ils la forcent à sucer un motard pendant qu'un
autre la pénètre, et ainsi à tour de rôle, ils
prennent leurs plaisirs.
Tous profitent de la femme. Tous!
sauf un que je n'avais pas vu dans la pénombre. Quand il apparaît
dans la lumière, son apparence est redoutable. Il a un oeil couvert
d'un bandeau et même de la distance que je le vois, le motard semble
être immense. La femme couchée sur le sol, laisser à elle-même,
semble vouloir se recroqueviller. Le motard approche lentement, un sourire
malsain sur ses lèvres. Quand il est proche de la femme, celle-ci tente
de se sauver en rampant sur son ventre. Sans un mot, il l'empoigne par les
hanches, la soulève à moitié et avec violence, la pénètre
et commence à la violer. Souvent on fait référence à
l'acte de l'amour comme étant une belle danse à deux. Ici, ce
n'est pas le cas, c'est simplement bestiale. La femme n'a plus la force de
crier et gémir. Quand après un moment, le motard a fini sa besogne,
à mon grand soulagement, il se retire et laisse tomber la femme comme
un sac à patate sur le sol.
Se levant debout, il s'approche
de la tête de la femme et, sans avertissement, se met à pisser
sur elle. Elle essaie de couvrir ses seins, son visage ou sa chatte, mais
le motard ne l'épargne pas. De ma cachette, j'entends les autres motards
faire des blagues obscènes au motard à un oeil. Celui-ci leur
répond et sans s'occuper plus de la femme recroquevillée à
ses pieds, il attache sont jean et se dirige vers sa moto.
Ceci semble être un signal
pour tous, car tous les motards enfourchent leurs motos et, dans un grand
vacarme de moteur, ils se dirigent tous vers la sortie.
Je tourne mon regard vers la femme
couchée sur le sol. Le motard qui l'avait amené est toujours
sans bouger sur sa moto, l'air ennuyé. Je me tourne vers mes employeurs,
personne ne bouge. Tous attendent. Je regarde encore une fois la femme sur
le sol. Je la vois se relever, titubante.
Un grand éclat de rire.....
Je regarde autour et après
un long moment, je réalise que c'est la femme qui rit. Le motard saute
de son banc et fouille dans ses selles. Il en sort un paquet bleu qu'il lance
à la femme. Celle-ci, attrape le paquet d'une main et le déroule.
C'est une combinaison bleue d'un tissu inconnu. De l'autre main, elle enlève
les lambeaux qui lui reste de sa jupe et de sa blouse. Elle est nue. Malgré
l'urine et la poussière qui la couvre, je peut constater qu'elle est
très belle. Mon admiration est de courte durée, car, après
avoir enlevé les lambeaux qui restaient, elle enfile la combinaison.
Pendant qu'elle s'habille, je peux l'entendre faire une blague très
désobligeante sur la grosseur du sexe de certains de ses violeurs.
Le jeune homme qui l'accompagne,
sur un éclat de rire, lui tend son manteau de cuir, qu'elle enfile
prestement sur la combinaison. Ensuite, enfourchant prestement la moto, derrière
le jeune motard qui a déjà démarré le moteur,
elle enfile le casque et aussitôt. la moto démarre sur un grand
crissement de pneu.
Quand ils sont hors de vu, je
tourne la tête pour voir mes employeurs et leurs gardes du corps se
diriger vers la sortie de l'entrepôt désaffecté. Sans
un mot je les rejoins.
Ensemble, nous sortons du viel
entrepôt et eux se dirigent vers un limousine qui les attend et moi,
vers ma voiture stationnée à quelques rues de là.
Je me dirige vers ma résidence,
où je vais aller rédiger mon rapport.
Le Témoin.
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