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Circé était étendue
sur le lit, une expression de contentement épuisé sur sa
face. Elle était consciente, mais ne bougeait pas, lasse, sans
énergie. Les jambes ouvertes, son sexe dénudé offert
aux yeux d’Arkann. Il avait fait usage de son corps à maintes
reprises, avait altéré ses perceptions, l’avait pliée
à sa volonté. Elle, qui il y avait maintenant quelques semaines,
avait réussi à lui résister avec succès.
Arkann était de bonne humeur.
Plusieurs choses allaient bien pour lui; il se nourrissait constamment
des énergies de Circé. Il avait profité de sa faiblesse
pour expérimenter, pour découvrir les failles de ses défenses.
Il
savait maintenant comment lui imposer sa volonté, même lorsqu’elle
aurait totalement récupéré. Et puis elle était
endettée, elle lui devait beaucoup. Des semaines à la guider
dans des rêves impliquant Karann.
Mais le plus bel avantage était
la manière avec laquelle elle avait manipulé Karann. Elle
l’avait enroulé autour de son petit doigt, arrivait maintenant
à le faire obéir au doigt et à l’œil. Karann
ne serait jamais soumis –il y avait trop de la personnalité
d’Arkann en lui- mais il voulait apprendre, et se pliait aux règles
du jeu car il n’avait guère le choix, et Circé arrivait
à lui en donner pour son argent, malgré ses demandes outrageuses.
Arkann s’assurait de bien mémoriser tout, afin de pouvoir
narguer l’autre le temps venu. Arkann tirait grand plaisir à
voir Circé s’amuser comme elle ne l’avait jamais fait,
avec celui qu’il considérait comme son plus grand ennemi après
Aramis.
Il y avait certains risques, bien sur.
Elle pouvait y prendre goût. Mais pour les prochaines années,
sa dette serait telle qu’elle ne pourrait rien y faire. Et puis le
temps passé avec Arkann lui avait attiré les foudres du
Harem, qui haïssait les monopoles sur son temps. Pour quelques années,
elle allait grandement manquer d’alliées.
Tôt, il prit de l’avance
sur sa journée, ce qui était une bonne chose car il avait
tout juste terminé de prendre son bain qu’une commotion l’amena
dehors pour voir ce qui se passait. C’était Alanie et Vielle,
de retour d’une longue expédition dans des terres inconnues.
Elles avaient avec elles huit chariots recouverts par des bâches,
et de nombreux chameaux lourdement chargés.
Vielle, une petite brunette aux yeux
pers qui aimait être élégante, adorait les bijoux
sobres et beaux. Alanie, plus grande, aux longs et soyeux cheveux noirs,
une femme complexe au regard parfois dur mais dotée d’une
grande intelligence et possédant une faculté d’apprentissage
très aiguisée.
Les deux étaient amaigries.
Leurs armures portaient de nombreuses traces de combat. Vielle montait
un hongre de bonne qualité mais qui n’était pas le
cheval avec lequel elle était partie, ce qui voulait dire qu’il
était mort,
probablement lors d’une bataille. Alanie n’avait pas de cheval,
mais un chameau… Les humains qui étaient avec elles pour conduire
et protéger les chariots n’étaient que des mercenaires
aguerris. Ils avaient le faciès des Gurueks, une tribu de hardis
nomades du désert, et les mercenaires semblaient avoir grande peur
d’Alanie. Il pouvait très bien imaginer deux femmes entourées
de mercenaires et perdues dans un désert. Alanie s’était
probablement chargée de les terroriser un peu après la première
tentative de viol. Tous regardaient les femmes du harem sorties pour voir
avec une vive appréhension, comprenant très bien leur péril.
Deux djinns alveillantes
pendant des mois… et maintenant une horde.
Vielle se chargea de les payer, et
Arkann vit comment leur chef pris grand soin de ne pas toucher à
l’or, l’enveloppant dans une pièce de toile qu’il
déposa dans un sac de cuir.
« Nous pouvons partir? »
Demanda-t-il anxieusement, et n’attendit point lorsque Vielle hocha
de la tête. Il sauta sur son chameau, et la bande entière
s’en alla aussi vite que leurs chameaux le permettaient. De fiers
et dangereux nomades du désert qui n’avaient aucune crainte
de la mort… nul doute qu’Alanie et Vielle allaient faire partie
de leurs légendes tribales.
« Ah! Arkann! Les choses que
nous faisons pour toi… » dit Alanie, l’enserrant de ses
bras par derrière. Elle semblait profondément épuisée,
et Vielle vint à lui pour accoter sa tête sur sa poitrine.
« Les cannibales de Hophan, les
pirates de Sirdi, les marais de Harili… » commença Vielle.
« …le foutu roi de Présann,
ce maudit paladin de Hopal, les guides du Harek, ces sales mercenaires
puants, les chariots toujours enlisés dans les sables du désert,
les montagnes au chemins trop étroits… » continua Alanie,
et
Vielle prit le relais.
« Deux saisons des pluies avec
des chariots dans la boue jusqu’aux essieux. Des nuages de moustiques
affamés, des mouches qui pondent leurs œufs dans ta peau,
des pestes qui emportent tous tes porteurs. Des mercenaires, des
guides, des sherpas qui tentent de te fuir à chaque jour. La famine
dans la jungle quand tous nos porteurs sont morts. J’en passe, Arkann.
J’en passe beaucoup. »
Et puis, Alanie de continuer. «
Tu nous dois beaucoup, Arkann. Beaucoup, beaucoup, beaucoup. J’ai
envie de toi, Arkann. Dans ma bouche, dans ma chatte, dans mon cul, ou
tu voudras. Tu es à nous, à nous deux, juste à nous
deux, pour le mois qui vient. Juste à nous deux, tout le temps,
aussi souvent qu’on le veut. » Il y avait un désir sans
fond dans sa voix, et sa main était à la ceinture d’Arkann.
Il pouvait sentir l’amusement du harem qui se transformait en désapprobation
intense à l’idée du monopole d’un mois qu’elles
réclamaient.
Vielle, d’une voix rauque, entre
deux mordillements, « tu nous le dois, Arkann. Un mois. Juste un
mois. Ou bien nous mettons le feu aux chariots. Tu ne pourras pas nous
arrêter. Les meilleurs sorts que nous avons, déjà
en place. »
« Renforcés pendant des
mois, » ajouta Alanie.
« Je dois voir, » répondit
Arkann avec aplomb. Elles semblaient avoir passée un vilain quart
d’heure, et il voulait leur donner ce qu’elles désiraient
tant, mais il devait voir si le butin valait la peine de courroucer un
harem déjà irrité.
Vielle et Alanie l’entraînèrent
de chariot en chariot, de chameau en chameau. La grande majorité
de la cargaison était composée de bois si rares que dans
tout l’Empire, seul au domaine d’Arkann pouvaient être
trouvées ces
essences. Elles avaient aussi trouvé des métaux et alliages
inconnus, des objets de grande beauté. Elles avaient des livres
anciens, des livres de magie. Elles avaient des cartes et l’Empire
ne figurait seulement que sur les cartes qu’elles avaient dessinées
elles-mêmes. Il y avait des peaux de félins énormes.
Et puis il y avait cette épée d’une grande beauté,
vibrant d’une magie qu’il ne connaissait pas.
« L’épée du
paladin d’Hopal, » expliqua Vielle, ajoutant d’une voix
indignée, « il nous a presque tué! »
Elles avaient aussi les manuscrits
de voyage, un récit de leurs péripéties…
« Nous avons trouvé un
empire, de l’autre coté du monde, » affirma Alanie.
« Ils ont beaucoup de magie que je n’avais jamais vu avant.
Nous avons appris la langue… » Il savait exactement pourquoi
elle disait çela : s’il était intéressé,
il irait voir par lui-même, et il aurait besoin d’une paire
de guides… Il n’avait pas le cœur de leur dire qu’il
avait déjà visité cet empire lorsqu’il était
encore jeune. Peut-être y retournerait-il.
« Je vous donne votre mois. »
**
« Aaah! » La voix d’Alanie,
faisait écho au claquement du fouet sur son dos. Son dos, ou pas
une goutte de sang ne perlait, mais qui était couvert de lignes
rougeâtres là ou le fouet avait connecté.
« Aaah! » Cette fois ci,
elle répondait au fouet tenu expertement par Vielle, de l’autre
coté. Vielle, qui n’avait aucune expérience à
son maniement avant de partir.
« AH! » Arkann venait de
frapper, la où elle ne s’y attendait pas. Il venait tout juste
de casser la prévisibilité à laquelle il venait de
l’habituer, appliquant le fouet avec précaution sur ses fesses.
« ah…? » Vielle venait
tout juste de s’abstenir et Alanie avait commencé à
réagir à un coup qui ne viendrait jamais.
« Ngh! » Arkann et Vielle,
frappant en même temps. Et puis c’était fait, les quarante
coups administrés. Épuisée, Alanie était flasque
dans ses liens, la tête courbée, les genoux pliés,
suspendue par ses poignets. Arkann alla inspecter les lignes sur le canevas
qu’était son dos. Il était surpris de voir à
quel point Vielle maniait bien le fouet. Trois ans. En trois ans, elle
était devenue presqu’aussi bonne que lui. Qu’en serait-il,
quand elle aurait eu trois de plus?
Alanie avait beaucoup changé,
car elle n’avait jamais été du type soumise. Mais Vielle…
Vielle avait changé de manière presqu’inquiétante.
Il était probable que son temps passé avec Alanie, à
lui imposer sa volonté, lui
avait donné une confiance qu’elle n’aurait pas autrement
eue. Il décida de lui donner les ouvertures pour abuser : si elle
démontrait quelque velléité de pousser trop loin,
il la rappellerait à l’ordre de manière pointue.
À deux, ils libérèrent
Vielle de ses liens, la transportèrent avec précaution au
lit, la déposant sur le ventre. Ils lavèrent son dos tendrement
en utilisant les plus douces éponges, prenant grand soin de causer
le moins de douleur possible, mais Vielle gémissait constamment.
Mi
douleur, mi plaisir. Elle avait bien changé, celle qui avait été
un peu du style princesse avant son périple. Et puis il y avait
les mots qu’Alanie lui chuchotait à l’oreille. Arkann
pouvait sentir l’odeur de son besoin. Alanie avait suggéré
de prendre les choses lentement, de les faire languir, au grand désarroi
de Vielle. Pour Arkann, il était clair qu’Alanie avait des
sentiments profonds envers Vielle, et que Vielle les partageait. Cela
était rare parmi leur espèce, et n’arrivait que lorsque
deux femmes avaient
été forcées de dépendre entièrement
l’une de l’autre, et qu’une se pliait aux volontés
de l’autre.
Arkann pouvait entendre certains des
mots d’Alanie. « Il faut toujours prendre soin de son cheval
avant de prendre soin de soit. » Un axiome que tout bon cavalier
appliquait systématiquement, même –et particulièrement-
après une journée exténuante à chevaucher
sous la pluie et dans la boue. « Toi en premier, Vielle. Toi…
» Des mots qui faisaient frémir Vielle, la faisait gémir.
Arkann participait, mais laissait Alanie
choisir le chemin. Après le lavage, c’était le tour
des onguents, qui atténueraient la douleur, rendraient la guérison
plus rapide. Vielle pouvait se guérir en quelques minutes, mais
cela aurait été une tricherie.
Un regard d’Alanie, et Arkann
comprit ce qu’elle voulait. Il commença à caresser
les lignes rougeâtres avec des doigts légers, précédant
les doigts d’Alanie, appliqués plus fermement, mais avec le
but d’appliquer la froide et soulageante crème. Un contraste
qui caressait la fibre masochiste de Vielle.
Peu après, Arkann se coucha
sur le coté, le long de son corps, et commença à
la licher, comme un gros minet, prenant son temps, lui donnant le coté
doux de sa langue, et par moment le coté plus rugueux. Il soufflait
parfois sur la chair humectée, laissait ses doigts la caresser,
loin de son dos marqué. Épuisée, n’y pouvant
rien, Vielle prenait ce qui lui était offert, savourait chaque
moment, chaque caresse. Il devenait plus ferme, plus insistant, au
fur et à mesure qu’il sentait comment le corps de Vielle s’éveillait.
Inexorablement, pourchassé lentement par les mains d’Alanie,
il se dirigeait ver le bas du dos.
Des caresses avec son nez, ses joues…
c’était la fin de la soirée, et il n’avait pas
eu le temps de se raser avant leur retour, le matin. Une barbe de deux
jours. Il était piquant. Le corps de la brunette se tendit, et
elle laissa échapper de petits cris à cette délicieuse
cruauté. Un petit coup de pied lorsqu’il utilisa son menton
le long d’une trace de fouet. Cela fit rire Alanie, de manière
enjouée. Ses mains n’étaient plus aussi douces…
Et puis Arkann atteignit cette longue
traînée qui commençait sur une fesse, et se terminait
sur l’autre. Il ne lui donna que le doux coté de sa langue,
utilisant la pointe uniquement, pendant de longs moments. Puis une
petite succion, à chaque extrémité des deux traits.
Assez pour causer des bleus, lui faire une petite signature.
Ces fesses, si rondes, si parfaites…
si tentantes. Il ne pu résister. Une morsure bien sentie, qui la
fit crier, commencer à se tourner, mais Alanie la retenait.
« Tu es une bête, Arkann!
» Alanie le grondait, tentant de ne pas rire, et la réponse
d’Arkann fut de pousser un long grondement, tel un loup… et
de mordre l’autre fesse avec autant de fougue.
« Je vais te défendre,
ma biche! » Et avec ces mots, Alanie s’élança
sur Arkann telle une tigresse, toutes griffes dehors. Une rude empoignade.
Le son de vêtements se faisant déchirer. L’odeur du
sang d’Arkann tiré par les
longs ongles d’Alanie. Le combat se termina lorsque les deux passèrent
par-dessus bord et tombèrent au sol, le poids d’Arkann sur
le corps plus menu de celle qui l’avait attaqué. Un jeu d’une
certaine rudesse, mais un jeu. Alanie signala sa reddition, et Arkann
se leva sur ses genoux, se débarrassa de sa tunique déchirée.
Son sang coulait lentement la ou les ongles d’Alanie avaient mordu
dans sa peau.
Vielle avait glissé ses mains
sous son corps, et se masturbait, trop excitée par ce spectacle
sauvage. Il sauta sur le lit, s’approcha d’elle à quatre
pattes. Alanie vint le rejoindre. « Tu m’as vaincu, Arkann.
Je suis ta louve. Et toi, ma biche… » Un ton menaçant
et amusé à la fois.
Vielle tenta bien de s’échapper,
mais c’était trop peu, trop tard, et les deux fondèrent
sur elle tels des loups affamés, l’immobilisèrent…
et commencèrent à la mordiller, à la tourmenter.
Pendant qu’Arkann avait les bras, le cou et les épaules, Alanie
avait les jambes, mais surtout les
pieds. Elle savait exactement quoi faire, comment faire fondre sa proie,
et s’y prit sans aucune mercie. L’usage de sa langue, alterné
avec l’usage de ses dents. Grondements féroces et morsures
parfois légères, parfois fermes.
Vielle était aux anges. Ce qui
lui arrivait était une puissante expérience. Les deux seules
personnes qui comptaient dans sa vie, alliées pour lui donner un
paroxysme de plaisir. Elle ne pouvait plus se caresser, et
personne ne s’approchait de son sexe, mais elle eut sa première
volupté quelques instants après le début de l’assaut.
Et ils ne s’arrêtèrent pas. Ses seins, son sexe…
ils continuèrent pour de longs moments, jusqu’à ce
qu’elle soit totalement pantoise. C’est seulement à ce
moment que les deux la laissèrent respirer.
Pas pour longtemps.
« Elle est propre, Arkann, »
dit Alanie qui enleva ses vêtements, et fixa en place un harnais,
un gros godemiché en avant. Ces gestes étaient assurés
: ce n’était pas la première fois qu’elle utilisait
un tel outil. Arkann se débarrassa de ses pantalons.
« Je vais prendre l’avant
alors que tu prends l’arrière. C’est le temps de donner
le coup de grâce à notre petite biche sans défense…
» dit Alanie, d’une voix très douce.
Vielle secouait la tête, incapable
de parler. Elle avait eu plusieurs orgasmes, et elle était trop
sensible, avait besoin de récupérer, mais ils ne lui donnèrent
pas le choix. Elle se retrouva très vite coincée entre les
deux. Agenouillée, ses fesses sur ses talons, Alanie la tira à
elle. Sans hésitation, elle pénétra la femme avec
le gros gode de métal encore froid la faisant résister,
mais Arkann était derrière elle. Et pour la première
fois en trois ans, il la pénétra, sans aucun égard
pour son confort, très
profondément.
Elle résistait, très
serrée autour de son pénis. Il pouvait sentir la pression
du phallus métallique d’Alanie, qui maîtrisait les poignets
de Vielle. Celle-ci pleurait à chaudes larmes, épuisée,
incapable de prendre plus, mais forcée de le faire. Arkann la prit
par ses hanches, et utilisa cette prise pour s’enfoncer encore plus
profondément en elle, Alanie utilisant son gode pour le stimuler
au travers du corps de leur victime.
Une victime qui gémissait, tentait
de les repousser, de se libérer, sans grande conviction.
« Comme ça, ma biche.
Comme ça. Aide nous, et nous te laisserons aller. » La voix
réconfortante d’Alanie, alors qu’elle guidait les mains
de Vielle. Des instructions, pour qu’elle les aide, pour qu’elle
bouge avec eux. Ce qu’elle commença à faire.
Et puis Alanie s’empara de la
bouche de sa compagne, et elles commencèrent à s’embrasser,
Vielle tenant Alanie très fort contre elle, alors qu’Alanie
la prenait par la tête, la guidait. Un long baiser langoureux, charnel,
empli de passion évidente. Une passion brûlante, à
un point tel que Vielle en vint à oublier ce male qui l’enfournait
par derrière, bougeant avec Alanie, mais pas avec Arkann, comme
si Arkann n’était qu’un vulgaire gode particulièrement
bon enfoncé profondément en elle pour son plaisir particulier.
Et Alanie, qui ne regardait pas Arkann,
qui se concentrait uniquement sur Vielle, lui donnant du plaisir, jouant
du corps de Vielle comme un musicien une flutte.
Arkann sentit la jalousie monter en
lui, allant de pair avec le plaisir voyeur qu’il éprouvait.
Il arrivait parfois qu’il fasse que deux de ses compagnes s’offrent
du plaisir l’une à l’autre, pendant qu’il prenait
le sien avec une autre en les regardant, mais jamais encore il n’avait
vu deux des femmes du harem le faire avec tant de passion l’une pour
l’autre, avec un amour réel et féroce. Il était
habitué à cet amour possessif et jaloux de leur espèce,
mais celui-ci avait toujours été dirigé contre lui,
et jamais pour une autre.
Un coup de rein rageur. Un autre. Et
un autre, jusqu’à ce que Vielle soit obligée de rompre
ce baiser pour crier, la ramenant à ce monde, lui rappelant qui
était en train de faire usage de son cul étroit. Il était
bien membré, et cela le fouettait que d’être ignoré
ainsi. Il pouvait voir
l’amusement moqueur dans les yeux d’Alanie, qui avait clairement
voulu les choses ainsi.
L’épaule de Vielle, si
proche, nue et tentante. Il lui donna une morsure en guise de représailles,
une morsure au sang, la fit crier fort. Un cri qui redoubla, lorsqu’Alanie
fit de même avec l’autre épaule. Et puis ce fut au tour
d’Arkann de crier, lorsqu’Alanie, sournoise, traître,
relâcha cette épaule pour celle encore plus tentante de son
Maître. Une morsure vicieuse, douloureuse, qui laissa le sang de
l’homme sur les lèvres de cette femme qui
n’avait peur de rien.
Arkann vit rouge, poussa violemment
Vielle par en avant, la plaqua contre le lit, avec Alanie en dessous.
Vielle, qui laissa passer un cri excité. Elle savait ce que sa
maîtresse, son amoureuse, venait de faire, et qu’elles
allaient en subir les conséquences. Arkann, dont la réaction
pouvait parfois être prédite, particulièrement lorsque
son pénis était profondément enfoncé dans
un cul chaud et étroit.
Il exprima sa rage, les deux mains
contre les épaules ensanglantées de Vielle, l’agrippant
douloureusement, doigts s’enfonçant dans sa chair meurtrie.
Et il s’imposa, violemment, cruellement, sodomisant sa victime sans
aucun ménagement, cherchant son plaisir, à finir vite, afin
de pouvoir se venger d’Alanie. Ses yeux méchants tenaient
le regard moqueur de celle qui bougeait, sous Vielle, utilisait de son
phallus de métal pour le stimuler, au travers du corps de celle
qui les séparait. Elle, qui lui
murmurait des mots insultants, lui disait combien Vielle préférait
un vulgaire gode de métal si celui si était maniée
par elle. Ça, et beaucoup d’autres choses. Des mots préparés
pendant des semaines, utilisés comme des
couteaux. Un dangereux venin mit en mots, en ton, en expression.
Vielle, innocente victime, subissant
les coups de butoir d’Arkann, les caresses et frottements d’Alanie,
qui avait passée des mois, des années à découvrir
comment jouer de son deuxième instrument favori. Prise des deux
bords, incapable de résister, sa fibre masochiste douloureusement
caressée, la femme atteignit le point de non retour. Un orgasme
puissant, un maelström de sensations qui l’engouffra sans espoir
de secours.
Quelques instants d’abandon total,
une bête en chaleur en pleine fin de rut. Des cris et des sons de
plaisir, sonores, toute forme de retenue complètement oubliée.
Et son corps, se débattant, donnant des coups durs contre ces deux
membres qui la possédaient. Et Arkann, brûlant de rage, s’épandant
en elle, plantant son essence dans ses plus grandes profondeurs.
Quelques moments, pantoise, plus du
tout de ce monde. Puis une douleur renouée, Arkann se retirant
d’elle violemment, ce faisant mal lui-même. Sa main la plus
puissante autour du cou de Vielle, deux doigts de son autre main rudement
enfoncés dans son anus béant, et c’est ainsi qu’il
la tira hors du lit, la transporta jusqu'au cadre qui avait servi à
l’immobiliser. Avec des mains qui ne toléraient pas la résistance,
il l’attacha de nouveau,
faisant face au lit.
Et puis il se tourna ver Alanie…
Alanie qui allait avoir la part de la lionne, la majeure partie de son
attention pour les jours à venir. Alanie, qui allait l’épuiser,
qui allait le pousser, le forcer à la punir, à la pénétrer,
l’utiliser, la dompter. Alanie, qui n’était plus dans
le lit, qui était debout en position de combat avec l’air
d’être prête à se battre à mort. Alanie,
qui allait se défende, de toute ses forces, avec tout son talent,
qui ferait mal à Arkann, l’enragerait… et qui subirait
ultimement la défaite… et ses conséquences… des
conséquences qui dureraient des jours… tout cela devant le
regard excité de Vielle, qui n’aurait rien d’autre que
le plaisir des yeux pour se contenter…
Le
Harem 4
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